Assurance-vie et succession en 2026
L'assurance-vie est, en France, l'outil de transmission le plus puissant et le plus souple. Bien construit, un contrat permet de transmettre des centaines de milliers d'euros en franchise totale.
Versements avant 70 ans (article 990 I CGI)
Pour chaque bénéficiaire, abattement de 152 500 €, puis taxation à 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Le conjoint et le partenaire de PACS sont totalement exonérés. À noter : l'abattement est par bénéficiaire et par assuré, donc démultipliable.
Versements après 70 ans (article 757 B CGI)
Un abattement global de 30 500 € s'applique à tous les bénéficiaires confondus. Au-delà, les capitaux entrent dans l'actif successoral et sont taxés selon le barème des droits de succession classique. Les intérêts générés restent toutefois exonérés.
Rédiger une bonne clause bénéficiaire
La clause bénéficiaire détermine qui hérite des capitaux. Privilégiez une rédaction précise : 'Mon conjoint, à défaut mes enfants par parts égales, à défaut mes héritiers'. Évitez les formulations vagues qui rendent le contrat caduc. Mettez à jour la clause après chaque événement de vie (mariage, divorce, naissance, décès).
Démembrer la clause bénéficiaire
Vous pouvez désigner un bénéficiaire en usufruit (souvent le conjoint) et d'autres en nue-propriété (les enfants). Au décès du conjoint, les enfants récupèrent la pleine propriété sans droits supplémentaires. Outil très efficace pour combiner protection du conjoint et transmission aux enfants.