Simulateur des frais de succession 2026
Combien vos héritiers paieront-ils vraiment ? Renseignez le patrimoine, la famille et les contrats d'assurance-vie : l'outil applique l'abattement de chaque héritier, le barème 2026 et les règles de l'assurance-vie, puis donne le montant dû par chacun. Gratuit, sans inscription, le calcul reste dans votre navigateur.
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Frais de succession 2026 : abattement et taux par héritier
Le montant des frais de succession dépend d'abord du lien de parenté. Ce tableau réunit, pour chaque héritier, l'abattement 2026 puis le taux d'entrée du barème progressif. C'est ce couple abattement + taux que le simulateur applique automatiquement à chaque part.
| Lien avec le défunt | Abattement | Taux du barème |
|---|---|---|
| Conjoint / partenaire de PACS | Exonéré (loi TEPA 2007) | 0 % |
| Enfant, parent (ligne directe) | 100 000 € | 5 % → 45 % |
| Petit-enfant | 1 594 € | 5 % → 45 % |
| Frère ou sœur | 15 932 € | 35 % puis 45 % |
| Neveu ou nièce | 7 967 € | 55 % |
| Parent jusqu'au 4ᵉ degré | 1 594 € | 55 % |
| Sans lien de parenté (concubin, tiers) | 1 594 € | 60 % |
Abattement de 159 325 € en plus pour un héritier en situation de handicap (cumulable, art. 779 II). Détail complet des tranches en ligne directe sur le barème 2026.
À savoir sur 2026 : le barème et les abattements n'ont pas changé, mais ils ne sont plus indexés sur l'inflation depuis la loi de finances 2012. Concrètement, un patrimoine dont la valeur suit l'inflation voit sa part taxable augmenter chaque année, alors même que les seuils restent figés. La donation garde tout son intérêt : l'abattement de 100 000 € par enfant se reconstitue tous les 15 ans (art. 784 du CGI), ce qui permet de transmettre par vagues successives.
Combien ça coûte, concrètement : quatre cas chiffrés
Ces montants sont calculés par le moteur du simulateur, pas saisis à la main. Ils donnent l'ordre de grandeur avant même de remplir le formulaire.
Enfant unique — 300 000 € reçus
Un seul enfant hérite de tout le patrimoine.
38 194 € de frais de succession
Reste 261 806 € net — un prélèvement de 12,7 %.
Un enfant — 500 000 € reçus
Même barème, part plus élevée : le taux effectif grimpe.
78 194 € de frais de succession
Reste 421 806 € net — un prélèvement de 15,6 %.
Frère ou sœur — 100 000 € reçus
Abattement réduit à 15 932 €, taxation dès 35 %.
35 388 € de frais de succession
Reste 64 612 € net — un prélèvement de 35,4 %.
Neveu ou nièce — 100 000 € reçus
7 967 € d'abattement, puis 55 % au premier euro.
50 618 € de frais de succession
Reste 49 382 € net — un prélèvement de 50,6 %.
Le cas le plus fréquent, deux enfants qui se partagent un patrimoine de 600 000 € : chacun reçoit 300 000 € et paie 38 194 €, soit 76 389 € de frais de succession au total pour la fratrie. Une assurance-vie ou une donation antérieure ferait tomber ce chiffre — le simulateur les prend en compte.
Le calcul déroulé, tranche par tranche
Beaucoup de gens croient qu'un taux unique s'applique à toute la part reçue. Faux : le barème est progressif, comme l'impôt sur le revenu. Chaque euro tombe dans une tranche et n'est taxé qu'au taux de sa tranche. Voici le calcul complet, celui que le simulateur exécute ligne à ligne.
Cas 1 — un enfant reçoit 300 000 €
On retire d'abord l'abattement de 100 000 € (art. 779 du CGI). Il reste 200 000 € de base taxable, à répartir dans les tranches du barème en ligne directe.
| Tranche taxable | Taux | Montant concerné | Droits sur la tranche |
|---|---|---|---|
| 0 € → 8 072 € | 5 % | 8 072 € | 404 € |
| 8 072 € → 12 109 € | 10 % | 4 037 € | 404 € |
| 12 109 € → 15 932 € | 15 % | 3 823 € | 573 € |
| 15 932 € → 552 324 € | 20 % | 184 068 € | 36 814 € |
| Total des droits sur la part | 38 194 € | ||
Soit 38 194 € de droits pour cet enfant. Deux enfants qui se partagent 600 000 € paient donc 76 389 € à eux deux. On voit que ce n'est pas 20 % de 200 000 € : les premières tranches, taxées à 5, 10 et 15 %, allègent la note.
Cas 2 — un frère ou une sœur reçoit 100 000 €
Même somme, tout autre résultat. L'abattement tombe à 15 932 € et le barème de la fratrie ne connaît que deux tranches : 35 % jusqu'à 24 430 €, puis 45 % au-delà (art. 777 du CGI). D'où l'écart brutal avec un enfant, qui ne paierait rien sur la même part.
| Tranche taxable | Taux | Montant concerné | Droits sur la tranche |
|---|---|---|---|
| 0 € → 24 430 € | 35 % | 24 430 € | 8 551 € |
| 24 430 € → ∞ | 45 % | 59 638 € | 26 837 € |
| Total des droits sur la part | 35 388 € | ||
35 388 € de droits pour un frère contre 0 € pour un enfant, à patrimoine reçu identique. Le lien de parenté pèse davantage que le montant.
Délais de déclaration et pénalités de retard
Les droits calculés ci-dessus se paient au moment du dépôt de la déclaration de succession. Passé le délai légal, le Trésor applique un intérêt de retard puis une majoration — deux sanctions qui se cumulent et gonflent vite l'addition.
| Situation | Règle | Base légale |
|---|---|---|
| Décès en France métropolitaine | Déclaration sous 6 mois | Art. 641 du CGI |
| Décès hors de France métropolitaine | Délai porté à 12 mois | Art. 641 du CGI |
| Retard de paiement | Intérêt de 0,20 % par mois (2,40 %/an) | Art. 1727 du CGI |
| Dépôt tardif de la déclaration | Majoration de 10 % | Art. 1728 du CGI |
| Dépôt non régularisé sous 90 jours après mise en demeure | Majoration portée à 40 % | Art. 1728 du CGI |
L'intérêt de retard court dès le lendemain de l'expiration du délai de six mois. Bonne nouvelle quand l'actif est surtout immobilier et peu liquide : un paiement fractionné ou différé reste possible auprès du service des impôts, sur demande.
Frais de notaire : à ne pas confondre avec les droits
Le mot « frais de succession » désigne parfois deux choses très différentes, et c'est une source de confusion permanente. Il y a d'un côté l'impôt — les droits de mutation à titre gratuit, versés à l'État, que cet outil calcule. De l'autre, les frais de notaire, qui rémunèrent le règlement de la succession et n'ont rien à voir avec le fisc.
Ces frais de notaire se composent d'émoluments réglementés (un tarif dégressif fixé par décret, identique quel que soit le notaire), de débours (les sommes avancées pour votre compte : documents d'urbanisme, état civil, publication) et de la TVA à 20 %. S'il y a un bien immobilier, s'ajoute la contribution de sécurité immobilière. Pour une succession classique, l'ensemble représente environ 1 à 2 % de l'actif — un ordre de grandeur, pas un taux fixe, car les émoluments baissent en pourcentage à mesure que l'actif grimpe.
Point important : ces frais sont les mêmes quel que soit le lien de parenté. Un frère ne paie pas plus de frais de notaire qu'un enfant. Ce qui change du tout au tout entre eux, c'est l'impôt — et c'est justement lui que le simulateur ci-dessus chiffre.
Deux calculs que la plupart des simulateurs esquivent
La majorité des simulateurs s'arrêtent à un montant global et un lien de parenté. Deux questions, pourtant décisives, restent hors de leur portée — ici, ce sont de vrais paramètres.
L'assurance-vie. Un contrat alimenté avant les 70 ans de l'assuré échappe à la succession : 152 500 € d'abattement par bénéficiaire (art. 990 I), puis 20 %. Après 70 ans, c'est un abattement global de 30 500 € (art. 757 B). Pour un neveu ou une fratrie, ce seul mécanisme peut diviser la note par deux. Le simulateur assurance-vie détaille chaque contrat.
L'option du conjoint survivant. En présence d'enfants, le conjoint choisit entre l'usufruit de toute la succession ou le quart en pleine propriété. Ce choix change la part taxable des enfants, car la nue-propriété qu'ils reçoivent est valorisée selon l'âge du conjoint (art. 669 du CGI). L'outil chiffre les deux options — et l'impact sur le second décès, celui que personne ne calcule.
Questions fréquentes sur les frais de succession
Comment calculer les frais de succession en 2026 ?
En deux temps. On retire d'abord de la part reçue l'abattement lié au lien de parenté (100 000 € pour un enfant, 15 932 € pour un frère). On applique ensuite au reste le barème progressif : 5 % à 45 % en ligne directe, 35-45 % pour une fratrie, 55 à 60 % pour les autres.
Combien de frais de succession pour 100 000 € reçus ?
Tout dépend du lien. Un enfant ne paie rien : les 100 000 € sont couverts par son abattement. Un frère ou une sœur paie 35 388 €. Un neveu paie 50 618 €. Le simulateur applique le bon barème selon la case cochée.
Quelle différence entre frais de succession et frais de notaire ?
Deux notes distinctes. Les frais de succession (ou droits de mutation) sont l'impôt versé à l'État, calculé par cet outil. Les frais de notaire rémunèrent les actes du règlement : émoluments réglementés, débours, TVA à 20 %. Ils s'ajoutent aux droits, ils ne les remplacent pas.
Les frais de succession sont-ils identiques pour tous les héritiers ?
Non, et l'écart est énorme. Le lien de parenté commande tout : à patrimoine égal, un enfant peut ne rien payer quand un neveu laisse la moitié au fisc. Le conjoint et le partenaire de PACS, eux, sont totalement exonérés depuis 2007.
Le calcul inclut-il les frais de notaire ?
Non. Ce simulateur chiffre l'impôt de succession, pas les honoraires du notaire. Pour un règlement classique avec un bien immobilier, comptez environ 1 à 2 % de l'actif en frais de notaire, à ajouter aux droits calculés ici.
Comment réduire les frais de succession de mes héritiers ?
Trois leviers dominent : la donation, dont l'abattement de 100 000 € par enfant se reconstitue tous les 15 ans (art. 784 du CGI) ; l'assurance-vie, avec 152 500 € par bénéficiaire hors succession ; et le démembrement de propriété. Le simulateur intègre l'assurance-vie et l'option d'usufruit du conjoint pour chiffrer ces stratégies.
Les frais de succession ont-ils augmenté en 2026 ?
Les taux et les abattements n'ont pas bougé. Mais les abattements ne sont plus indexés sur l'inflation depuis la loi de finances 2012 : à patrimoine constant, la part taxable progresse chaque année et la facture monte mécaniquement, sans aucune hausse de barème.
Quel est le délai pour déclarer et payer une succession ?
Six mois à compter du décès si celui-ci survient en France métropolitaine, douze mois s'il a lieu ailleurs (art. 641 du CGI). Au-delà, l'administration applique un intérêt de retard de 0,20 % par mois (art. 1727) et une majoration de 10 % (art. 1728), qui grimpe à 40 % après mise en demeure.
Le taux des frais de succession s'applique-t-il à toute la part reçue ?
Non, c'est l'erreur la plus fréquente. Le barème est progressif : chaque euro n'est taxé qu'au taux de sa tranche. Un enfant qui reçoit 300 000 € ne paie pas 20 % de sa part, mais 38 194 € — car les premières tranches sont taxées à 5, 10 puis 15 %.
Sur quel barème le simulateur s'appuie-t-il ?
Sur les articles 777, 779 et 788 du CGI pour les abattements et les tranches, l'article 990 I pour l'assurance-vie avant 70 ans, l'article 757 B après. Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés (loi TEPA de 2007). Chaque source est liée en bas de page.
Sources officielles
- Article 777 du CGI — tarif des droits de mutation par lien de parenté.
- Article 779 du CGI — abattements (100 000 € enfant, 15 932 € frère/sœur, 159 325 € handicap).
- Article 990 I du CGI — assurance-vie, abattement de 152 500 € par bénéficiaire.
- Service-public.fr — barème et abattements des droits de succession. Délais et pénalités : art. 641, 1727 et 1728 du CGI (délai de six mois, intérêt de retard de 0,20 %/mois, majoration de 10 %).
Aller plus loin
- Barème 2026 des droits de succession — toutes les tranches et tous les liens de parenté comparés.
- Frais de succession entre frère et sœur — abattement 15 932 €, exonération 796-0 ter et parade assurance-vie.
- Simulateur succession assurance-vie — 990 I contre 757 B, contrat par contrat.
- Guides succession — donation, démembrement, protection du conjoint.