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Succession SimulateurCalcul officieux — barème 2026
Mis à jour le 19 juillet 2026

Frais de succession entre frère et sœur

Hériter d'un frère ou d'une sœur coûte cher. L'abattement n'est que de 15 932 €, et au premier euro au-dessus, l'impôt démarre déjà à 35 %. Sur 100 000 €, une sœur laisse plus de 35 000 € au fisc. Cette page calcule le montant exact, montre le seul cas d'exonération totale, et chiffre la parade que les autres simulateurs ignorent.

En résumé : abattement de 15 932 €, puis 35 % jusqu'à 24 430 € et 45 % au-delà (art. 777 et 779 du CGI). Une seule sortie complète : l'exonération de l'art. 796-0 ter, réservée au frère ou à la sœur qui a vécu avec le défunt. Et un vrai levier avant décès : l'assurance-vie, dont l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire écrase celui de 15 932 € de la succession directe.

Ce qu'un frère ou une sœur va payer

Saisissez la part nette qui revient au frère ou à la sœur. Le calcul applique l'abattement de 15 932 € et le barème 35 % / 45 %, puis le compare à la même somme transmise par assurance-vie.

Après déduction des dettes, avant impôt.
Elles entament l'abattement de 15 932 € (rappel fiscal, art. 784).

Exonération totale de l'art. 796-0 ter — les trois conditions

Succession directe contre assurance-vie, en euros

En succession directe
35 388 €
de droits
Net perçu : 64 612 €
Taux de prélèvement : 35,4 %
Via une assurance-vie (avant 70 ans)
0 €
de droits
Net perçu : 100 000 €
Taux de prélèvement : 0 %

Écart : 35 388 €. Transmettre cette somme par une assurance-vie ouverte avant 70 ans plutôt qu'en direct fait passer l'abattement de 15 932 € à 152 500 € par bénéficiaire. C'est l'écart entre 35 388 € et 0 € de droits. Nos concurrents excluent l'assurance-vie de leur simulateur ; c'est pourtant l'arme n°1 d'une fratrie.

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Ce calcul isole la part d'un frère ou d'une sœur. Pour une succession complète — plusieurs héritiers, immobilier, dettes, réserve héréditaire, donations — passez par la simulation détaillée.

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Le barème frère/sœur, en clair

Deux tranches, c'est tout. Après l'abattement de 15 932 €, chaque euro tombe dans l'une des deux. Pas de tranche à 5 % ou 10 % comme pour les enfants : la fratrie attaque directement au taux fort.

Barème 2026 des droits de succession entre frères et sœurs après abattement
Part taxable (après abattement)Taux
Abattement15 932 € exonérés
De 0 à 24 430 €35 %
Au-delà de 24 430 €45 %

Trois montants de fratrie, déroulés

50 000 € hérités

  1. 50 000 €15 932 € = 34 068 € taxables.
  2. 35 % sur la première tranche, 45 % sur le reste.

12 888 € de droits

Reste 37 112 € net — un prélèvement de 25,8 %.

100 000 € hérités

  1. 100 000 €15 932 € = 84 068 € taxables.
  2. 35 % sur la première tranche, 45 % sur le reste.

35 388 € de droits

Reste 64 612 € net — un prélèvement de 35,4 %.

200 000 € hérités

  1. 200 000 €15 932 € = 184 068 € taxables.
  2. 35 % sur la première tranche, 45 % sur le reste.

80 388 € de droits

Reste 119 612 € net — un prélèvement de 40,2 %.

Ces trois montants sont calculés par le même moteur que le simulateur ci-dessus. Changez la valeur en haut de page pour votre cas exact.

Quand consulter un notaire

Le recours au notaire est obligatoire dès qu'il y a un bien immobilier dans la succession, un testament, une donation entre époux, ou un actif dépassant 5 000 €. Pour une fratrie, c'est presque toujours le cas.

Avant même le décès, un rendez-vous se justifie pour vérifier l'éligibilité à l'art. 796-0 ter (la cohabitation se documente à l'avance) et pour mettre en place une assurance-vie avec une clause bénéficiaire propre. C'est là que se gagne l'essentiel.

Notre limite : ce simulateur estime les droits sur une part isolée. Il ne remplace pas la déclaration officielle, ne valorise pas un usufruit croisé entre collatéraux et ne tranche pas les cas de représentation (neveux venant en lieu et place d'un frère prédécédé). Faites vérifier le résultat.

Questions fréquentes

Quel abattement pour un frère ou une sœur en 2026 ?

15 932 € (article 779 IV du CGI). Au-delà, la part est taxée à 35 % jusqu'à 24 430 €, puis 45 %. C'est le pire régime après les tiers et les cousins : un enfant, lui, a 100 000 € d'abattement et démarre à 5 %.

Pourquoi une fratrie paie-t-elle 35 à 45 % ?

Parce que le droit fiscal favorise la ligne directe (parents-enfants). Les frères et sœurs sont des collatéraux privilégiés : le législateur considère la transmission latérale comme moins « naturelle » et la taxe plus lourdement. Seule l'exonération de l'art. 796-0 ter y échappe totalement.

Quand un frère ou une sœur ne paie-t-il aucun droit ?

Dans un seul cas : l'article 796-0 ter. Il faut être célibataire, veuf ou divorcé au décès, avoir plus de 50 ans ou être infirme, et avoir vécu avec le défunt les cinq années précédant le décès. Les trois conditions ensemble, pas une seule.

Comment un frère peut-il transmettre à sa sœur sans qu'elle soit ruinée par l'impôt ?

L'assurance-vie. Une sœur désignée bénéficiaire d'un contrat alimenté avant les 70 ans de son frère profite d'un abattement de 152 500 € (art. 990 I), contre 15 932 € en direct. Sur 150 000 €, c'est 0 € de droits au lieu de près de 58 000 €.

L'assurance-vie est-elle vraiment plus avantageuse pour une fratrie ?

Oui, et c'est là que l'écart est le plus violent. L'abattement passe de 15 932 € à 152 500 € par bénéficiaire, et le taux tombe à 20 % au lieu de 35-45 %. Le simulateur ci-dessus chiffre l'économie exacte selon le montant transmis.

Quels sont les frais de notaire pour une succession entre frère et sœur ?

Ils sont identiques quel que soit le lien : émoluments réglementés dégressifs sur l'actif, débours, contribution de sécurité immobilière s'il y a un bien, plus la TVA à 20 %. Ils s'ajoutent aux droits de succession, ils ne les remplacent pas. Le détail est sur notre page dédiée.

Quel est le délai pour déclarer la succession ?

Six mois à compter du décès si celui-ci a lieu en France, douze mois s'il survient à l'étranger (art. 641 du CGI). Passé ce délai, l'administration applique un intérêt de retard de 0,20 % par mois et, après un an, une majoration.

Peut-on étaler le paiement des droits de succession ?

Oui. Le paiement fractionné permet de régler les droits en plusieurs versements sur un an, ou trois ans si l'actif comporte plus de 50 % de biens non liquides. Le paiement différé existe pour la nue-propriété. Ces facilités se demandent au moment du dépôt, avec des intérêts.

Les donations reçues avant le décès comptent-elles ?

Oui. Toute donation reçue du défunt dans les quinze ans précédant son décès s'impute sur l'abattement de 15 932 € (rappel fiscal, art. 784 du CGI). Passé quinze ans, l'abattement se reconstitue entièrement. Le simulateur déduit ces donations de l'abattement.

Sources

Pour aller plus loin

Frais de succession frère et sœur : simulateur 2026 | Succession Simulateur