Succession sans enfant en France
En l'absence d'enfants, la dévolution successorale suit un ordre précis défini par le Code civil. Le conjoint, les parents, les frères et sœurs et les autres collatéraux peuvent être appelés à hériter dans des proportions différentes.
Avec conjoint et parents (mais sans enfants)
Le conjoint hérite de la moitié, chaque parent vivant prend un quart. Si un seul parent est vivant, il prend un quart et la moitié restante revient au conjoint, soit 3/4 pour le conjoint et 1/4 pour le parent.
Avec conjoint sans parents
Le conjoint hérite de la totalité du patrimoine. Les frères et sœurs n'héritent que des biens « de famille » (droit de retour de l'article 757-3 sur les biens reçus du défunt par donation ou succession).
Sans conjoint, sans descendants
L'ordre est : parents et fratrie (chacun pour moitié si les deux existent), puis grands-parents, puis collatéraux jusqu'au 6ᵉ degré. Au-delà, c'est l'État qui hérite (succession en déshérence).
Optimisation
Sans enfant, les leviers les plus efficaces pour transmettre à un proche choisi (neveu, ami, association) sont l'assurance-vie (152 500 € par bénéficiaire) et le testament désignant un légataire universel (toute votre quotité disponible — qui vaut la totalité du patrimoine en l'absence d'enfants).