Calcul des droits de succession en France
Le calcul des droits de succession en France suit un mécanisme précis défini par le Code général des impôts. Une fois compris, il s'applique mécaniquement à toute succession. Notre simulateur reproduit ce calcul à l'identique pour vous donner une estimation fiable.
Le mécanisme du calcul en trois étapes
Premièrement, on évalue l'actif net successoral : la valeur des biens transmis moins les dettes. Deuxièmement, on répartit cet actif entre les héritiers selon les règles légales ou un testament. Troisièmement, on applique à la part de chaque héritier un abattement (dépendant du lien de parenté), puis un barème progressif.
Les abattements clés en 2026
L'abattement enfant est de 100 000 €, celui du conjoint est une exonération totale (loi TEPA), celui des frères et sœurs de 15 932 €, des neveux et nièces de 7 967 €. Une personne en situation de handicap bénéficie d'un abattement supplémentaire de 159 325 €.
Le barème progressif
Une fois l'abattement déduit, le reliquat est taxé par tranches. En ligne directe : 5 % jusqu'à 8 072 €, 10 % jusqu'à 12 109 €, 15 % jusqu'à 15 932 €, 20 % jusqu'à 552 324 €, 30 % jusqu'à 902 838 €, 40 % jusqu'à 1 805 677 € et 45 % au-delà. Les frères et sœurs sont taxés à 35 % puis 45 %. Les autres parents et les tiers à 55 % ou 60 %.
L'assurance-vie hors succession
Les capitaux d'une assurance-vie versés avant les 70 ans du souscripteur bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis taxation à 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà (article 990 I CGI). Versés après 70 ans, ils intègrent l'actif successoral après un abattement global de 30 500 €.
Questions fréquentes
Le calcul du simulateur correspond-il au calcul du notaire ?
Sur les cas classiques (héritier en ligne directe, conjoint, fratrie), oui. Pour les situations complexes (usufruit valorisé, donations rapportables, biens à l'étranger), seul le notaire peut produire le calcul officiel.
Comment réduire les droits de succession ?
Les leviers les plus efficaces sont la donation tous les 15 ans (abattement renouvelé), l'assurance-vie, la donation entre époux et le démembrement de propriété.