Famille recomposée : ce que la loi donne, ce qu'elle retire
Dès qu'un enfant n'est pas commun aux deux époux, le conjoint perd l'option de l'usufruit total. Et un beau-enfant n'hérite pas de son beau-parent : s'il reçoit par testament, il est taxé comme un étranger.
Ce que disent les textes
Plus d'usufruit total
En présence d'un enfant d'une autre union, le conjoint reçoit le quart en pleine propriété, sans autre option.
art. 757 C. civ.
La donation entre époux rouvre le choix
Elle permet au conjoint de recevoir l'usufruit total ou la quotité disponible, dans le respect de la réserve des enfants.
art. 1094-1 C. civ.
Le beau-enfant est un tiers
Sans adoption, il n'est pas héritier. Légataire, il paie 60 % après un abattement de 1 594 €.
art. 777 et 788 IV CGI
Les erreurs fréquentes
- Croire que le conjoint peut garder l'usufruit de tout : pas sans donation entre époux.
- Oublier que l'enfant du premier lit n'héritera pas du second conjoint : ce qui lui revient se joue au premier décès.
Questions
Un beau-enfant peut-il avoir l'abattement de 100 000 € ?
Seulement s'il a été adopté (adoption simple ou plénière), sous conditions pour l'adoption simple (art. 786 CGI).
Méthode et références : sources. Barème : barème 2026.